Le soleil est au rendez-vous, la plage est magnifique, pas de vent, bonne musique … ça va le faire veugra (dixit le ptit colibri). Après un échauffement d’environ 4 minutes, nous jouons l’équipe allemande F4F (Fucking? four Fingers). Ce match est important car seules les 2 premières places de la poule promettent la poule haute. Malheureusement, nous perdons beaucoup trop de disques contre une équipe pourtant prenable. Notre défense (de morse) est à peu près lamentable et malgré quelques éclairs de génie de Pierrot le blaireau, Ben le fourbe et Etienne, nous perdons 13 à 10 contre une équipe très zimpathikeu, ya.
Le match suivant ne nous permettra pas de nous rassurer, puisque nous jouons les Potion Victimes, finalistes du tournoi 2005. Nous prenons une rouste dans les règles de l’art (environ 13 à 5), mais notre jeu se met en place et la partie se passe plutôt bien.
… Et ça paye puisque nous battons ensuite les Frisbeurs 2 sur le même score, 13-5. Amandine, Nelly et Cécile sortent un gros match et chacun trouve vraiment sa place dans la ligne. Malheureusement, le morse doit sortir sur blessure, après s’être lamentablement pris les pieds dans la ligne de zone. Mais les conseils d’Etienne s’avèrent efficace, le physique est meilleur et je crois même que 20cents réussi un coup droit ! Que demande le peuple ?

… Et bien le peuple, il veut de la bière, et il l’aura. Mais viiiiiiiiiiite, car nous avons peu de temps pour profiter de la séance de thalasso. Cela valait le coup de se presser un peu : piscines, jacuzzis, toboggans et douches massantes à l’eau de mer permettent aux tourne-disc de prendre soin de leurs corps endoloris et à Nelly de découvrir de nouvelles sensations … Où ça ? (vous avez bien une petite idée, non ?).
A la sortie, nous apprenons que nous sommes retenus dans la poule haute comme meilleurs troisièmes … un véritable pot de cocu, et ça me fait penser qu’il faut que j’appelle ma chérie aurélie ! Après une salve d’apéros (Buffalo) au camping, nous dînons après négociations sur la plage dans un petit resto, où le patron nous apprend que ce n’est pas la saison des moules et que « j’peux vous faire d’la norvégienne mais c’est d’la merde ». Bon. Après quelques galettes salées (polonaises) et des andouillettes (japonaises), nous sommes de retour au camping pour une fin de soirée calme et détendue. Chuuuuut.

Réveil sans problème pour les Tourne-Disc, hormis pour le morse, qui a pris des coups de pieds dans la tête toute la nuit par 20cents. Premier match contre Iznogood, qui nous prennent peut-être un peu à la légère, mais pas suffisamment pour nous laisser gagner, 12-7 en leur faveur à la fin du match. Malgré nos craintes de la veille, les filles sont parfaitement à l’aise sur le terrain, et c’est vraiment génial de les voir progresser de match en match. Je tiens à dire ici que si le match n’avait duré que 3 minutes, nous aurions gagnés 2 à 1 !
Ensuite, nous jouons les Friz’toi, une équipe avec laquelle nous tissons des liens « particuliers ». En effet, le match est très équilibré et nous menons 9 à 7 à quelques secondes de la fin du temps. Si nous perdons ce point, nous devrons jouer un cap +2. Mais nous avons le disque, et sur une passe de Pierrot le Blaireau, Ben le Fourbe nous sort un dive très joli, certes, mais pas vraiment nécessaire. On a gagné, OUAIAIAIAIAS TA CHAÏTTE !!! … et ben non. Le Fourbe est annoncé OUT. Le doute s’installe dans nos petits esprits de tourne-disc, et la photo prise par Nelly confirme ce que nous pensions : le point est valable. Bref, retour du disque à Pierre qui est compté TIME, après un compte d’une rapidité digne de Bip-Bip. Et les coyotes que nous sommes perdent finalement ce point d’une façon qui laisse les uns perplexes, tandis que les autres s’agacent. 9 à 8, cap à 11, puis 10 à 8. Le dernier point est encore l’objet d’une annonce OUT sur Etienne, qui était IN de 50 bons centimètres, et l’on entend ici et là fuser quelques noms d’oiseaux. Cette victoire a donc un drôle de goût et la ronde de fin de match est l’occasion d’une mise au point par un Ben passablement énervé. Chacun campe sur ses positions et nous nous quittons un poil tendus. Mais bon, TA CHAÏTTE quand même.
Le match suivant nous oppose à Gummi, une équipe allemande expérimentée qui a déjà très bien figuré au Yes But Nau, bitte (bitte zehr). On a très vite un problème, car même leurs mädchen (yawohl) sont taquées comme des lanceurs de marteau. Ils sont plus vite, plus haut et plus forts que nous. Le Morse a l’occasion de le vérifier lorsqu’un golgoth d’1 mètre 90 lui pose (en toute amitié) son talon sur le doigt de pied douloureux susnommé. Le kiné confirme son verdict : arrachement des ligaments du gros orteil gauche. AÏE TAÏE CHAÏTTE. Leur défense nous fait douter et le disque ne circule pas bien chez les tourne-disc … c’est la défaite donc, sur un score anecdotique, et les allemands, une fois n’est pas coutume, dament le pion aux fiers auvergnats.
C’était le match de l’avant-dernière chance pour assommer MadK, qui a promis sa tournée si l’on finit dans les 10 premières places. Nous jouons le Sun en quart de finale. Ce match à notre portée nous échappe encore sur quelques détails, mais le groupe est soudé, l’ambiance est bonne, mon nez me dit que le soleil est omniprésent … bref, on perd, mais c’est normal, car la mère dounette a du nous abandonner pour assumer ses obligations professionnelles. C’est aussi le dernier match pour Julien (Président !) qui part sans même défendre son titre de grand gousier. Message personnel : on te loupera pas la prochaine fois. Ce fut un match très sympa, mais nous espérons faire mieux lors d’une prochaine rencontre. Ce quatrième match de la journée nous a marqué physiquement. Cécile a fait preuve d’une capacité d’écoute qui lui permet de hausser son niveau de jeu à chaque partie, et Nelly affiche une volonté remarquable (au bord de l’évanouissement, elle est encore capable de crier TA CHAÏTTE !). C’est donc sans regrets, mais une fois de plus dans le speed, que nous nous préparons pour la soirée.

Nous comprenons très vite que nous n’aurons pas la dernière navette, et la douche tourne à l’apéro douche, puis à l’apéro tout court. Quand soudain, une navette surgit hors de la nuit, et cours vers l’aventure au galop. Son nom, elle le signe à la pointe de sa calandre, d’un R qui veut dire Renault … Renault … Renault ! Nous arrivons donc au « noir et blanc », boite de nuit de Guérande, pour manger, et boire. Et boire. Et boire. Et re … parler de ce fameux match avec quelques Friz’toi, tandis que les autres mettent en place une défense de zone assez efficace autour de Nelly Murphy et Cécile, qui minaudent comme des adolescentes. Bref, la soirée passe, et l’on vient nous annoncer la dernière navette de retour, navette dans laquelle il n’y a que des Tourne-Disc (enfin presque, 6 sur les 11 personnes de la navette) : nous gagnons la party haut la main. Je pense d’ailleurs qu’il faudrait établir un classement national pour ce genre de victoires : Tourne-Disc champion de France de party, la classe !

Le repos est de (trop) courte durée, et la matinée s’annonce douloureuse, puisqu’en plus des coups de soleil, de la fatigue et des excès éthyliques de la veille, nous rejouons les F4F. Les Tourne-Disc ne sont plus que 8. Le Morse ne compte pas, car entre mal de pied et maux de ventre, il passe remarquablement inaperçu sur les deux points qu’il tente de jouer. Mais bon, boiter ou vomir, il faut choisir et le Morse choisit … de rester vautré à l’ombre comme une grosse merde arctique. Je ne me souviens plus du score, mais ce qui est sur, c’est qu’à la fin du week-end, cela fait Allemagne : 3 ; Tourne-Disc :0. Encore une défaite donc, qui nous permettra néanmoins de jouer un dernier match pour le gain de la 15ème ou 16ème place contre …
Les Friz’toi !!! Autant vous dire que la motivation est au rendez-vous pour ce « match retour », car, bien que les discutions de la veille aient apaisé les esprits, toutes les tensions ne sont pas dissipées. Arnaud des Disconautes, qui se prépare pour sa finale avec Potion Victimes, vient nous prêter main forte et surtout nous coacher d’une manière qui s’avérera très efficace. La partie se passe très bien dans l’ensemble et Arnaud se permet même une « petite bâche » (sans mauvais esprit) en récupérant dans la zone une « gueulon » du bout du doigt (façon freestyle du bourget), avant de diver sous un tonnerre d’applaudissements. Les Friz’toi nous laissent ce point qui aurait pu être contesté. Merci ! Nous sommes bien en place. Pierrot le blaireau paye son épaule sur une défense héroïque, Nelly Murphy et Cécile payent leurs chaïttes, Oliver paye ses dives, Etienne et Ben le Fourbe font bien circuler le disque, 20cents et MadK sont à la conclusion … le Morse paye ses cordes vocales (mais pas trop quand même parce que ça fait mal dedans la tête). Cette 2ème victoire du week-end sur Friz’toi nous permet de glaner la 15ème place du Yes But Nau 2006, ce qui n’est pas mal du tout pour une première participation si l’on considère l’hétérogénéité du groupe.

Après un rapide passage au camping, nous revenons assister à la finale qui oppose les Potion Victimes aux belges de Freez Beez. La finale est très accrochée et les Brugeois finissent par s’imposer au bout du suspens (15 à 13 me semble-t-il). La remise des prix en plein soleil finit de nous cuire la peau. Ce sont les XLR8TRS qui décrochent le prix du fair-play. Le week-end touche à sa fin et nous devons nous faire une raison : Nous ne verrons pas la ravissante Nadia cette année.

C’est déjà l’heure des adieux, après ces quelques jours passés ensemble. Je tiens à remercier ici ce groupe pour tous les bons moments et j’espère que l’on pourra remettre ça très vite !!! En définitive, il ne manquait que 2 choses : Aurélie ma chérie (et son gros bidou de femme enceinte), et de la crème solaire sur mon visage de gros con. Je joins un photo attestant des dangers du soleil (je vous jure que cela me servira de leçon !) :

Nez de Morse brulé par le soleil

VIVE LES TOURNE-DISC !!!

C’était le Morse Holtz, en direct de son Auvergne natale, pour tourne-disc.com

Voir les photos du tournois, et de la prestation de Tom Leitner, champion du monde de freestyle